PROLOGUE

Bonjour,

oui, je sais, rajouter un prologue avant une introduction... Ça fait beaucoup. Mais qu'y voulez-vous, je suis par nature quelqu'un d'un peu bordélique. Je ne peux donc même pas concevoir que ce blog puisse être bien rangé, ordonné, avec tout dans le bon ordre comme il faut pour qu'on s'y retrouve tout de suite. D'où ce prologue, qui introduira dorénavant l'introduction. Ce prologue sera régulièrement édité, mais je ne toucherai plus à l'introduction, après son 'édition' d'aujourd'hui.
C'est donc en bas de ce prologue que vous retrouverez désormais les liens vers mes derniers articles -en fait ça sera sa principale utilité, ainsi que faire passer d'éventuelles informations supplémentaires ne nécessitant pas que je fasse un nouvel article juste pour elles.

N'hésitez pas à consulter le Sommaire de ce blog, si vous avez le vain espoir qu'il vous aidera à vous y retrouver -vous aurez remarqué qu'il se situe en page 4 !


Liens vers les derniers articles de ce blog :

Juin 2009 : (premier article depuis mars)
- "it's laughter and it's loving i just need", premier article depuis juin, dans lequel je parle... de moi, pour le plaisir de me contredire.

# Posté le samedi 14 février 2009 08:37

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:33

Introduction à ce blog. Ah, et au fait bienvenue !


Bonjour à toutes et tous et bienvenue sur ce blog !

Je tiens tout de suite à préciser que si vous espérez trouver sur ce blog des articles sur ma vie, du genre "oh ma prof de maths elle est pas gentille" ou "moi j'aime bien les fleurs vertes à pois roses", ou encore "oh bah ma petite copine elle est trop belle même que je l'aime", alors inutile d'aller plus loin vous perdriez votre temps ! D'abord le fait d'exhiber ma vie privée aux yeux des parfaits inconnus (plus ou moins) que vous êtes ne me semble pas du tout intéressant ; mais en plus ma vie privée en question est elle-même totalement insipide et inintéressante, donc en fait vous pouvez me remercier de ne pas l'exhiber !
Mais, vous interrogez-vous (ne niez pas je vous entends d'ici), s'il nous raconte pas des trucs sur lui, qu'est-ce qu'il va-t-il bien pouvoir y mettre dans son blog alors ?
Réponse : vous trouverez ici toutes mes 'créations' (je n'aime pas ce terme, je le trouve bien trop prétentieux. Mais j'en ai pas trouvé de plus adapté... si vous en avez un, faites-le moi partager, et vous aurez droit à toute mon estime), des plus diverses aux plus variées, mais -et je tiens à le préciser- toutes réalisées absolument sans aucune prétention. Vous trouverez donc ici des nouvelles en pagaille, quelques vidéos (les plus intéressantes, mais les autres sont aussi visibles ici), romans photos, photos tout court (?) et j'en passe et des meilleures, fautes d'idées immédiate pour être franc...
Je vais donc avoir le plaisir de ressasser deux trois vieilleries que certains connaissent probablement déjà, avant de me lancer dans de l'inédit... Vous remarquerez que tout ne se vaut pas, loin de là, et il y a même certaines choses que je regrette déjà de vous avoir montrées tant je les trouve mauvaises. Mais bon, ce qui est fait est fait...
Quoi qu'il en soit, que vous ayez aimé ou non, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de tel ou tel truc dans un com soigneusement rédigé -et si possible pas trop vulgaire, (même si je sais que parfois c'est dur) merci d'avance. Je veux des commentaires structurés avec une introduction, un développement et une conclusion, vous avez une heure et je ramasse les copies. Bon courage.

Oh, et je viens de tomber sur une citation de Bob Dylan, qui a dit : « Les gens peuvent tout savoir de moi à travers mes chansons - s'ils savent où regarder. ». Je pense qu'il en est de même pour mes nouvelles ; donc les plus voyeurs d'entre vous pourront toujours chercher -c'est pas toujours très dur.

EDIT : Je préfère préciser, on ne sait jamais... Si jamais il vous venait l'idée saugrenue d'utiliser quoi que ce soit provenant de ce blog, donc de moi-même -ce qui peut vous arriver, si vous êtes par exemple sous l'emprise d'une grande quantité de stupéfiants, dans un état d'ébriété plus qu'avancé, ou que sais-je encore-, je vous serais reconnaissant de ne pas faire un simple copier-coller (que ce soit un texte, une image, une vidéo etc...) mais de bien vouloir préciser que j'en suis l'auteur -même si je ne devrais pas toujours m'en vanter- et d'ajouter un lien vers ce blog. Il faut toujours citer ses sources, c'est les aldultes de la fac qui me l'ont dit. Merci d'avance.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 16:30

Modifié le samedi 14 février 2009 09:04

"Je ne sais pas ce que c'est, le bonheur", nouvelle

Bonjour à tous,

comme je suis un jeune homme plein de contradictions, j'ai décidé que la première chose que je posterais sur ce blog (après le message de présentation, cela va de soi) serait un inédit, et ce quoi que j'ai pu dire dans le pré-cité message de présentation. Donc attention, ce que vous vous préparez à lire est une exclusivité, la seule personne à l'avoir actuellement vu est... moi.

Le... truc en question s'avère être une nouvelle, et oui. Même qu'elle s'appelle Je ne sais pas ce que c'est, le bonheur. Ceci étant vous auriez pu vous en douter, parce que c'est le titre de cet article. Je n'allais donc probablement publier une vidéo intitulée "mes vacances à Honolulu", ça n'aurait pas de sens -d'autant plus que je n'ai jamais foutu les pieds à Honolulu. Ceci étant, poster un article correspondant à son titre supposerait que mon esprit est doté d'une once de logique, ce qui je vous rassure tout de suite n'est absolument pas le cas. Donc ne vous fiez jamais aux titres sur ce blog. Vous êtes prévenus.

Bien, donc avant de poster cette joyeuse nouvelle au titre enchanteur, je me dois de la présenter brièvement, histoire que vous la situiez dans son contexte. Non, contexte n'est pas un gros mot. J'ai donc écrit cette nouvelle très récemment, d'où le fait que personne ne l'ait encore lue. En fait, il se trouve que je disposais d'une soirée en solitaire, qui suivait par ailleurs un petit conflit familial, rien de grave rassurez-vous, une broutille comme ça nous arrive à tous je suppose. Du coup, je me demande : "mais qu'est-ce que je vais-je bien pouvoir faire de cette magnifique soirée ?". Et là, je me suis lancé un de ces défis stupides comme moi seul suis capable de m'en lancer de temps en temps : "voilà ce que tu vas faire", me suis-je dit, car lors de mes longues soirées solitaires je me parle à moi-même pour me sentir moins seul ; mais ceci étant, rassurez-vous je ne mords pas. "Voilà ce que tu vas faire", me dis-je donc, comme je vous l'expliquais avant que vous ne m'interrompiez : "je vais m'écrire une petite nouvelle [petite nouvelle, ça fait pléonasme comme ça, mais je pense qu'il existe des grandes/longues nouvelles, et c'est ce que je ne voulais pas faire, NdA] qui tiendra sur une copie double, dans l'espace de cette soirée", que je me suis-je dit. Et là, devinez ce que j'ai fait ? J'ai sorti une copie double à grands carreaux, j'ai sorti mon magnifique stylo plume du "petit prince" que j'ai eu en CM1 et dont je me sers toujours -comme quoi Parker c'est quand même une bonne marque hein !- et qui a tenu plus longtemps que n'importe quel autre stylo plume que j'aie jamais eu et qui n'étaient pas Parker, et pourtant c'est pas mon genre de faire de la pub. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'ai jamais lu Le Petit Prince, honte sur moi. Il faudra que je pense à le faire un de ces jours.

Et donc je me suis mis à réfléchir, ce qui m'a demandé un effort énorme car je n'ai pas l'habitude. Je crois que mes première et terminale S ont définitivement annihilé toutes mes capacités de réflexion. C'est sûr, on ne sort jamais indemne de la filière scientifique, même avec le bac en poche. Mais je m'égare. Toujours est-il que quatre heures plus tard, je mettais un point final à Je ne sais pas ce que c'est, le bonheur. Je suis alors allé me coucher, car il était 1h15 (du matin, si vous avez tout suivi) et que le lendemain -enfin du coup le matin même- je devais mettre mon réveil à 6h20 pour aller à mon cours d'anglais, ce qui est tout à fait subjuguant. La piètre qualité de cette nouvelle s'explique donc par le fait qu'elle a été vite faite (bien faite ? À vous de me le dire). Et aussi à la contrainte que je m'étais fixée de ne pas excéder une copie double, du coup certains trucs qui auraient peut-être nécessité d'être plus développés ne pouvaient pas l'être. Mais je suis en train de vous dire que je vous tiens la jambe avec mes histoires depuis dix minutes pour lire une nouvelle que je détruis d'avance, ce qui est une assez mauvaise idée, en fait. Donc rassurez-vous, cette nouvelle est un chef-d'oeuvre, une pure merveille digne de Richard Matheson (que j'appelle Dieu dans le privé) au moins. Voilà.

Je peine à croire que vous soyez encore en train de lire ce que je raconte, mais ça me fait bien plaisir, donc pour vous récompenser je vous laisse avec cette nouvelle dont la présentation s'est quelque peu étirée dans le temps et l'espace et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Voici donc celle que vous attendez tous. Et pendant ce temps là moi je vais dessiner un mouton, puisque c'est comme ça.




Je ne sais pas ce que c'est, le bonheur.



- Il est arrivé, lieutenant.
- Bien, faites-le entrer.
Menottes au poignet, le jeune homme franchit la porte du bureau, encadré de deux policiers.
- Installez-vous ici, ordonna le lieutenant Alain Aumont en désignant une chaise en face de lui.
Les deux agents firent asseoir le jeune homme sur le siège, se campèrent dans son dos mais, au signe de tête d'Aumont, quittèrent la pièce en fermant la porte derrière eux. Les yeux du lieutenant se fixèrent sur le jeune homme, qui le regardait en retour.
- Bien. Je suis le lieutenant Aumont. Est-ce que ça te dérange si on se tutoie ?
- Non. J'en ai rien à foutre. Pour ce que ça change...
- Bon. Alors, peux-tu m'indiquer tes nom, prénom et date de naissance ?
- Pourquoi, vous êtes de la police ?
- Haha, très drôle. Tu peux me tutoyer si tu veux, ça ne me gêne pas.
- Pas envie.
- À ta guise.
Un silence.
- Alors ?
- Sirvaux, Paul, 16 octobre 1987.
- Très bien. Tu sais pourquoi tu es ici, Paul ?
- C'est pas parce que je vous ai autorisé à me tutoyer que je suis complètement demeuré, merci bien.
- Bien sûr. Ça n'est pas ce que je voulais dire. J'aimerais que tu me racontes ce qui s'est passé.
- Pourquoi ? Il ne vous a pas tout dit ?
- Qui ?
- Bah... Mon frère ! C'est pas pour lui que je suis là ?
- Si. Il m'a donné sa version. Et maintenant j'aimerais entendre la tienne.
- Je vois pas ce que je peux vous dire de plus. À moins que vous ne soyez un gros sadique et que ça vous excite de réentendre toute l'histoire.
- Oh, oui, bien sûr. Je suis un flic, donc un sadique. Et bien je vais te faire une grande révélation, histoire que tu n'aies pas perdu bêtement ta journée. Accroche-toi bien : les flics ne sont pas des sadiques.
Paul esquissa un sourire sarcastique.
- Oui, bon, d'accord, disons plutôt que tous les flics ne sont pas des sadiques. Et figure-toi qu'il existe même des flics intelligents. (Devant un nouveau sourire du jeune homme, il ajouta : ) Si, c'est vrai. Quelques uns. Et, toute modestie mise à part, j'ai la prétention d'en faire partie. C'est pour cela que je n'aime pas prendre de décision hâtive. Et par conséquent que j'aime avoir les versions des deux partis en présence. Donc maintenant j'aimerais entendre ce que tu as à me dire.
- Dites-moi d'abord ce que lui vous a raconté, que je sache.
- Si tu veux. Ton frère est arrivé hier aux urgences avec tes parents. Il avait plusieurs traces de coups au visage, saignait de l'arcade et son nez était cassé. Il a déclaré que tu t'étais introduit dans sa chambre, et que lorsqu'il t'a demandé de sortir tu lui as inexplicablement donné un coup de poing, lui a cogné la tête contre son bureau, et lancé sa console de jeu vidéo portable au nom barbare au visage.
- Ben voyons...
- Tes parents ont confirmé ses dires.
- Ça ne m'étonne pas. Ils ont dû momentanément oublier que tout s'est déroulé dans la chambre de mon frère à l'étage, et qu'à ce moment-là ils étaient tous deux en bas devant la télé... Très regrettable pour moi, ça.
- C'est justement pour éviter ce genre d'oublis que je voulais ta version. Continue.
- Tout d'abord, je dois préciser que je suis vraiment tout sauf violent. Je ne me suis jamais bagarré avec personne, du moins pas physiquement. Sans doute par peur de m'en prendre plein la tronche, diront certains, ce qui est par ailleurs sans doute vrai. Et pourtant, il y en a, des gens qui auraient mérité une bonne branlée. Mon... cher frère est le premier de la liste. Il a toujours été odieux avec moi, même quand on était petits. Et pour être franc, j'ai vite appris à lui rendre la pareille. Je ne vais pas essayer de vous faire croire que je suis un saint car je suis le premier à admettre que c'est faux. Je veux simplement dire que mon frère n'est pas un ange, et ce quoi que mes –non moins chers- parents puissent dire de lui.
« Voyez-vous, mes parents ont toujours, consciemment ou non je l'ignore, penché en sa faveur. Peut-être parce qu'il est plus jeune, qu'ils pensent qu'il a besoin d'être protégé de son vilain grand frère. Quand on était petits, c'était toujours lui qui décidait quel dessin animé on regardait, à quel jeu on jouait, etc... Et nous avons grandi. Plus ou moins. Mais rien n'a changé. Aujourd'hui encore, c'est toujours lui qui a raison. La preuve, mes parents arrivent à voir à travers le plafond pour le défendre ! Aujourd'hui encore, c'est moi le méchant, tandis que lui est un être parfait. Parce qu'il arrive à faire ses coups en douce, ou qu'ils ferment les yeux.
« Jusque là, j'avais réussi à rester patient ? Mais hier, j'ai tout simplement craqué. Ces dix-neuf ans de frustration, d'animosité, de jalousie (ou appelez ça comme vous voulez) sont venus à bout de ma patience. On a encore commencé à s'engueuler pour des broutilles, le ton et monté très vite et... le coup est parti tout seul, comme vous dites vous autres flics. Le reste, vous le savez.
Le lieutenant Aumont acheva de taper sur son clavier ce que venait de déclarer Paul, puis un court silence se fit, qu'il interrompit bientôt :
- Donc tu as accompli ces gestes avant de pouvoir te contrôler. Regrettes-tu ce que tu as fait ?
- Tout ce que je regrette, c'est de ne pas avoir agi comme ça plus tôt. Ça n'a pas franchement arrangé la situation, mais qu'est-ce que ça fait du bien...
Pour la première fois depuis qu'il était entré dans la pièce, Paul détourna les yeux du lieutenant. Un silence plus pesant s'installa. Le jeune homme finit par relever les yeux vers Aumont, et lui demanda :
- Est-ce que je... je vais aller en prison ?
Le policier soupira avant de répondre :
- Comme tu l'as dit tout à l'heure, Paul, tu n'es pas demeuré. Je ne vais pas te mentir. Ce n'est pas à moi de décider ce qu'il adviendra de toi. Mais je pense qu'il est... probable que tu passes par la prison. Quelques mois, dans le meilleurs des cas pour toi ; peut-être quelque années dans le pire.
- Jamais. Je n'irai pas en prison. Je préfèrerais crever qu'y aller.
- Ne dis pas ça ! Si tu devais y passer toute ta vie, encore je comprendrais. Mais là... Évidemment, ça ne sera pas drôle ; évidemment ça sera dur. Mais là, tu pourras encore être heureux après, en sortant. La mort, c'est définitif.
- Encore être heureux ? Mais vous ne comprenez pas ? J'ai une vie de merde ! Je n'ai jamais été heureux. Je ne sais pas ce que c'est, le bonheur.
- Moi, je suis sûr que si. Tu as bien des amis, non ? N'es-tu pas heureux quand tu es avec tes amis ou... je ne sais pas, moi, avec ta petite copine ?
- Je n'ai pas de petite copine. Je n'ai jamais eu de petite copine. À vingt-et-un ans. Jamais. Je suis trop timide. Même si une fille me plaît énormément, je suis tout bonnement incapable d'aller vers elle, de lui parler, tout ça. Comme un blocage. Et je doute que la prison y change quoi que ce soit. Vous voyez ? En fait, je ne sais même pas ce que c'est, une fille. Je ne sais pas ce que c'est, l'amour. Et que vaut une vie sans amour ?
- Mais... ça finira bien par venir, il ne faut pas te décourager !
- Oh, oui, c'est sûr, après j'aurai des supers arguments pour draguer : « Bonjour, je m'appelle Paul, j'ai vingt-cinq ans, je suis puceau et je sors tout juste de tôle ». Super comme programme ! Si elles me tombent pas toutes dans les bras avec ça !
- Tu es trop pessimiste, tu ne vois que le mauvais côté des choses...
- Mon existence minable ne m'a jamais donné de raison d'être optimiste.
- Mais tu n'as que vingt-et-un ans ! Tu as toute la vie devant toi !
- Je ne sais pas ce que c'est, la vie. Je n'ai jamais connu que le malheur. Et je veux mettre fin au mien. Rien ni personne ne m'en empêchera.
Le lieutenant Alain Aumont regarda droit dans les yeux du jeune homme, presque à travers eux. Et il y lut une détermination farouche. Quoi qu'il dise ou fasse, Paul avait pris sa décision. Il s'y tiendrait. Comme si ce dernier avait lu en lui dans le même temps, il déclara :
- Vous avez les moyens de m'aider. De faire aller les choses plus vite. De me rendre service.
Le policier s'accorda un instant de réflexion. À quoi bon insister ? L'autre geignard ne changerait pas d'avis, de tout façon. Et si sa vie était aussi pourrie qu'il le prétendait... Il pouvait bien faire ça... Ça serait vraiment un service. Il se leva et détacha les menottes du prisonnier. Puis il lui murmura « deuxième tiroir du haut », ouvrit la porte et s'exclama :
- Je vais prendre un café, je reviens dans cinq minutes.
Après un dernier coup d'½il à l'intérieur, il ferma la porte sur le jeune homme et avança dans le couloir. Il devait s'attendre à avoir des problèmes : un détenu laissé sans surveillance à portée de l'arme d'un lieutenant... ça ferait du bruit.
Et ça ne resterait pas impuni. Mais il s'en moquait ; car pour une fois le lieutenant Aumont savait qu'il avait accompli son devoir. Pas son devoir en tant que policier, mais son devoir en temps qu'Homme. Son devoir moral. Il avait fait ce qu'il fallait.



Il commençait à discuter avec un collègue quand la détonation retentit...



FIN



Voilà voilà. J'espère que ça vous a plu. Mais, que ce soit ou non le cas, n'hésitez pas à laisser un petit -ou un gros d'ailleurs- commentaire pour m'expliquer tout ça, vous me feriez bien plaisir. Restez seulement dans les limites de la politesse, même si vous n'avez vraiment pas aimé (ce que je peux comprendre) ; merci d'avance ! Et à bientôt, pour une authentique vieillerie cette fois-ci ;)

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 19:40

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 20:06

Vieillerie : "De si visibles amis", nouvelle

Hé non, vous ne rêvez pas : cette fois-ci je m'en suis tenu à mon programme, et je poste donc un vieux truc. Une nouvelle, en l'occurence. Hé oui, elle s'appelle bien De si visibles amis (encore une fois, un titre alléchant). La présentation de celle-ci ira peut-être un peu plus vite ; en tous cas je l'espère pour vous, on va bien voir si je suis plus concentré à cette heure plus raisonnable de la journée.

J'ai écrit cette nouvelle à l'été 2007 ; enfin officiellement parce qu'en fait la majorité a été écrite la première semaine de septembre, ce qui correpond quand même à une bonne fin d'été chez moi. Cette nouvelle, je ne l'ai pas écrite suite à un défi stupide que je me suis lancé à voix haute lors d'une soirée en solitaire, et non pas à tous les coups quand même. Je l'ai écrite pour pouvoir l'envoyer à un concours, le IX° prix Vedrarias, organisé par la commune (UMP, mais bon on peut pas tout avoir) de Verrière-le-Buisson. Il fallait que j'écrive une nouvelle qui faisait entre 4 et 8 pages (typographie habituelle : Times New Roman, 12, etc etc...) - thème libre - à envoyer avant le 8 septembre 2007 le cachet de la Poste faisant foi... Comme pour tout devoir écrit, qu'il soit scolaire ou non, je m'y suis pris très en retard et je l'ai finie le 7 septembre, et encore à ce moment là j'avais pas de titre. En plus, à cause d'un problème d'imprimante j'ai été obligé d'aller l'imprimer le 8 au matin (c'était un samedi) chez un ami, Stéphane, que je ne remercierai jamais assez pour cela ; puis de foncer à la Poste pour avoir le cachet du jour. Incroyable mais vrai, j'ai réussi à accomplir cet exploit miraculeux.

Je n'ai par ailleurs pas été lauréat à ce concours, mais cette nouvelle que vous vous préparez à la lire a malgré tout été retenue parmi les 24 finalistes (parmi lesquelles 7 ont été récompensées, mais pas la mienne donc) sur plus de 300 nouvelles envoyées ! J'y étais presque ! Peut-être l'an prochain ? (je n'ai pas participé au concours cette année, je m'y suis pris tellement tard que la date était déjà passée %))

Je vous laisse donc avec cette nouvelle fantastique qu'est De si visibles amis. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, toujours dans les limites de la politesse SVP, mangez bien votre soupe, soyez sage et à la prochaine !





De Si Visibles Amis





« Chérie, j'y vais. Tu as besoin que je t'emmène quelque part ? »
Lorsque l'intéressée sortit de la salle de bains, recouverte de son peignoir blanc, Brian ne put s'empêcher de remarquer, une fois encore, sa beauté, et le charme qui se dégageait d'elle. Ce n'était pas pour rien, après tout, qu'elle était une ancienne miss Europe ! Et parmi tous, c'était lui qu'elle avait choisi ; lui, Brian Aliase, qu'elle avait accepté d'épouser, près de huit ans auparavant. Huit ans déjà ! Le temps passait si vite auprès d'elle ! Une bouffée de fierté et de joie l'envahit, interrompue par la voix mélodieuse de sa compagne.
« Mais, mon amour, je t'ai déjà dit au moins trois fois que je ne travaillais pas aujourd'hui ! »
Elle s'approcha doucement de lui, l'embrassa tendrement, et ajouta : « Donc, tu vas devoir y aller tout seul. »
« Très bien. Amuse-toi bien... »
« Passe une bonne journée quand même, trésor. »
Sur ce, elle emprunta le couloir en direction de leur chambre, tandis que lui se dirigeait vers le garage.
Cependant, en chemin, il fut projeté au sol par une énorme boule de poil, qui s'avéra être leur labrador en pleine crise d'affection. « De surplus d'affection... » pensa Brian en se relevant, se massant les côtes d'une main, et tentant de contrôler le chien de l'autre. Il dut se faufiler par la porte menant au garage et la claquer au nez –ou plutôt au museau- de la pauvre bête pour pouvoir s'en séparer. Maintenant qu'il descendait l'escalier, il l'entendait gémir et gratter à la porte. Avec un léger pincement au c½ur, il s'installa derrière son volant et tourna la clé de contact. Rien ne se produisit.
Suite à d'infructueux essais supplémentaires, et après s'être vainement sali les mains dans son moteur, Brian dut se résoudre à déclarer forfait. Il n'avait plus le temps d'appeler un garagiste : il devait aller au travail à pied. Il sortit donc, alors que la neige commençait à tomber en ce samedi 15 décembre.
Brian Aliase avait trente-cinq ans. Il était un réalisateur, encore méconnu. Il travaillait actuellement sur un énième film autour du thème de l'homme invisible. Il menait une vie tranquille, avec sa femme aimante, et leur chien aimant. Toujours pas d'enfants, mais cela ne lui manquait pas. En sortant du métro, Brian essaya d'imaginer ce que serait sa vie s'il en avait...
Il marchait depuis un quart d'heure, perdu dans ses pensées, quand il réalisa qu'il se trouvait en un point de la ville qu'il ne connaissait pas. Il semblait se trouver dans une sorte de zone industrielle. Il avait dû tourner à un mauvais endroit ; il n'avait pas l'habitude d'aller travailler à pied. Il voulut voir dans quelle rue il se trouvait ; mais tous les panneaux étaient rendus invisibles par une épaisse couche de poussière.
Tournant la tête, il se rendit compte qu'à un peu plus de cinquante mètres se trouvait un couple de touristes, visiblement aussi perdus que lui, qui tentaient de trouver leur chemin sur un plan de la ville. La rue était déserte en dehors d'eux et lui. Il commença à marcher dans leur direction, lorsque quelque chose d'autre capta son attention.
De l'autre côté de la route, du trottoir au caniveau, coulait une substance étrange. Piqué par la curiosité, Brian traversa et s'approcha de la flaque en expansion, qui débordait déjà sur la route. Un liquide argenté lui renvoyait son propre reflet. Il semblait provenir d'un tuyau sortant du bâtiment le plus proche, apparemment une usine de produits chimiques. Le liquide était tellement opaque, tellement brillant, que Brian ne parvenait pas à apercevoir le bitume en dessous. Il comprit que la substance était sensée s'écouler dans les égouts, mais ceux-ci étaient bouchés. Cette petite flaque semblait parfaitement inodore et, néanmoins, curieusement attirante ; cependant une petite voix dans sa tête lui conseillait de ne pas s'en approcher de trop près.
Il était tellement concentré sur la mare, quasiment hypnotisé par elle, qu'il ne vit pas le semi-remorque arriver. Ce dernier, lancé à vive allure, ne prit pas la peine de ralentir à l'approche de l'endroit où se trouvait Brian. Toujours à pleine vitesse, il traversa la flaque argentée, projetant du liquide partout. Brian en fut littéralement recouvert de la tête aux pieds. Avisant deux voitures derrière le camion, qui ne semblaient pas disposées à freiner, il n'eut que le temps de se retourner en fermant les yeux. À peine dix secondes plus tard, il était autant aspergé derrière que devant...
Il rouvrit les yeux, maudissant silencieusement les chauffards qui ne respectaient pas les limitations de vitesse en ville, oubliant pour un temps le fait qu'il faisait encore partie de cette catégorie la veille. Ce ne fut que lorsque sa main passa devant ses yeux, alors qu'il voulait essuyer son visage, qu'il se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Et pour cause : il ne voyait plus sa main ! Il la sentait, là, à une vingtaine de centimètres de ses yeux ; mais elle demeurait invisible... Baissant les yeux, il se rendit compte qu'il en était de même pour tout le reste de son corps.
Juste à ses pieds, le liquide argenté continuait à couler.
Une intense terreur s'empara de lui un instant, mais fut chassée de son esprit par une idée pour le moins étrange. Il avait la possibilité de voir sans être vu ; pourquoi ne pas en profiter ? Oh, rien de réellement malhonnête, ce n'était pas son genre ! Son invisibilité ne l'empêcherait pas vraiment de continuer à travailler ; mais elle pourrait lui permettre d'apprendre, à leur insu, ce que les autres pensaient de lui. Il pouvait bien aller au studio, mais attendre cinq minutes avant de révéler sa présence... Cela ne pourrait être qu'intéressant, de toute façon.
Se détournant de la flaque argentée, il se précipita vers les touristes qui, trop absorbés par leur carte, n'avaient apparemment pas remarqué qu'un homme avait disparu à une trentaine de mètres d'eux. Ne voulant pas les effrayer, il se contenta de subtiliser, du plus discrètement qu'il pût, ledit plan de la ville qui dépassait de la poche de l'un d'eux. Il parvint à trouver sa position, en traçant le chemin qu'il pensait avoir parcouru depuis sa sortie du métro. En fait d'une zone industrielle, il se trouvait le long d'une ancienne base militaire, désaffectée depuis plusieurs années.
Vingt minutes plus tard, il se trouvait devant le studio. Profitant du fait que la porte soit ouverte par un technicien sortant fumer, il se faufila à l'intérieur.
Il parvint assez vite au plateau où devait-être tournée la première séquence de la journée, dans laquelle les amis de l'homme devenu invisible semblaient tous disparaître mystérieusement. En toute logique, la totalité de l'équipe était déjà là. Brian se rendit compte qu'ils l'attendaient : le décor, les lumières étaient prêts ; les acteurs costumés ; il ne manquait plus qu'un réalisateur pour diriger tout le monde. Brian, se faisant le plus petit qu'il pût, se faufila dans un coin, et attendit.
Au bout d'à peine deux minutes, le producteur se leva de son siège et s'exclama : « Mais c'est pas vrai ! Ça fait une demi-heure de retard ! Qu'est-ce qu'il peut bien faire, cet abruti ? Il ne se doute pas que tout le monde l'attend ? ». Brian fut abasourdi par ces paroles. Était-il possible qu'il ait bien compris ? Que cet homme, qu'il considérait comme un ami depuis dix ans –et ce malgré le fait qu'il était son producteur- ait vraiment dit ça de lui ?
Sa surprise ne put que s'accroître lorsqu'il entendit le directeur de la photographie, qu'il avait connu en même temps que sa chère femme, s'exprimer en ces mots : « Ça a l'air de t'étonner ! J'ai toujours dit qu'il n'avait rien à faire dans ce métier. D'ailleurs, (il s'adressait au producteur) tout le monde sait que tu lui as donné ce poste parce que tu le connais depuis longtemps, pas pour ses capacités ! ». L'intéressé hocha la tête, d'un mouvement qui ne semblait ne confirmer ni n'infirmer ce dont venait de l'accuser son interlocuteur, qui poursuivit : « En plus, ce minable passe son temps à vouloir se faire remarquer ! Si ça se trouve, il a fait exprès d'être en retard, pour faire son intéressant... « . Le producteur l'interrompit : « Écoute, je comprends que tu ne l'aimes pas, tu es comme nous tous ici ; mais n'en rajoute pas non plus... ». Ce fut la maquilleuse qui prit alors la parole : « Il n'empêche, je n'aimerais pas être sa femme. (Elle prit un air plein de sous-entendus : ) Pas plus tard qu'hier soir, il a essayé de m'inviter à dîner... (Elle poursuivit, d'un ton indigné : ) J'ai refusé, bien entendu. Je ne me fais pas avoir comme ça, moi. Enfin, tout-de-même, un homme marié ! ». Brian ne put supporter d'en entendre plus. Tous ces gens qu'il connaissait et appréciait –plus ou moins, mais quand même... Comment pouvaient-ils le détester autant ? Que leur avait-il fait ? Était-il vraiment méprisable à ce point ?
Il sortit en courant du studio, se moquant bien à présent qu'on le remarque. Il bouscula le technicien qu'il avait croisé en entrant et qui, sa cigarette terminée, retournait travailler ; et lui claqua presque la porte dessus. Une autre question se posa à Brian : le problème venait-il vraiment de lui ? Ou n'étaient-ce pas plutôt les autres qui le comprenaient mal ? La maquilleuse, par exemple, qui se faisait des idées. Elle le prenait pour un mari volage au comble de la perversion, simplement parce qu'il l'avait invitée à dîner -en tout bien tout honneur, comme il l'avait déjà fait avec d'autres membres de l'équipes, hommes et femmes... ce que les réalisateurs ne font pas souvent, il est vrai. Il ne put d'ailleurs s'empêcher de songer que, quand bien même il eût été un mari volage au comble de la perversion, cela ne l'aurait en aucun cas regardée... Cette pensée aurait presque pu le faire sourire, dans d'autres conditions...
Il ne voyait plus à présent qu'une chose à faire. Tous ces gens qu'il avait appréciés mais qui le détestaient dans son dos, il n'avait maintenant plus qu'un désir : ne plus jamais les revoir. Dans cette perspective, il saisit son téléphone mobile, pensant appeler son producteur et lui annoncer qu'il démissionnait. Malheureusement, tout semblait contre lui en ce jour, et il s'avéra que la batterie de son téléphone était complètement vide... Il n'avait pas de carte pour téléphoner d'une cabine. Il fallait donc pour téléphoner qu'il rentre chez lui. De toute façon, que pouvait-il faire d'autre ?
N'ayant pas spécialement envie de prendre le métro dans sa pénible situation, il dût se résoudre à faire la totalité du trajet à pied. D'une certaine façon, cela l'arrangeait : il n'était pas non plus très pressé de retrouver sa femme. Voudrait-elle encore de lui, maintenant qu'il était invisible ? Ceci dit, le resterait-il à tout jamais ? Pour l'instant, impossible de savoir. Mais si c'était le cas, sa vie n'en serait pas simplifiée...
Comme il ne se pressa pas, il lui fallut plus d'une demi-heure pour arriver dans son quartier. Il se demanda ce qu'il devrait faire une fois arrivé devant chez lui. Sonner et attendre que sa femme lui ouvre ? Rentrer avec sa clé ? Mais comment lui révéler sa présence sans trop la traumatiser ? En même temps, il était fort probable qu'elle ne le soit de toute façon ! Il n'avait pas encore résolu ce problème lorsqu'il arriva en vue de sa maison. Mais, pour la énième fois de la journée, une (mauvaise) surprise l'y attendait...
Quelqu'un patientait sur le pas de sa porte pour qu'on lui ouvre. Le meilleur ami de Brian. Encore un ami. Mais pourquoi venait-il sonner chez lui à cette heure, alors qu'il savait pertinemment que Brian était sensé être au travail ? La réponse à cette question, qu'il ne se posa même pas, vint ouvrir la porte à son ami : sa femme, qui ne semblait pas, elle, étonnée de le voir ici. Brian se précipita pour entrer dans la maison avant qu'elle ne referme la porte. Aucun des deux autres ne remarqua sa présence. Par contre, leur labrador leva la tête vers l'endroit où il se trouvait. Sa femme emmena son "invité" dans le salon. Elle s'assit sur le canapé, tandis que lui choisit un fauteuil. En l'occurrence, le fauteuil habituel de Brian. Et tous deux commencèrent à discuter. Bien sûr, la conversation se mit assez vite à tourner autour de Brian qui, appuyé contre le mur, écoutait silencieusement.
« Il m'énerve », disait sa femme. « Je ne dois exister que pour lui... Je n'ai pas le droit d'avoir une vie privée, il veut tout savoir ! ». Brian se dit qu'il avait maintenant la preuve qu'il avait eu raison... bien qu'il trouvait que sa femme en rajoutait. Cette dernière poursuivait : « Il est prétentieux, et égoïste, et hyper-jaloux, et... ça m'énerve ! ».
Son "ami" répondit : « Je l'ai toujours connu comme ça, mais on s'y habitue. Il n'a pas si mauvais fond »
« Oui, c'est surtout que tu n'as jamais passé huit ans dans la même maison que lui ! (il hocha la tête) En plus, il veut tout le temps que je lui trouve des surnoms stupides... et il se plaint quand il ne les trouve pas assez originaux ! J'en ai marre, il a un prénom, ce n'est pas fait pour les chiens ! »
Le labrador, qui les avait suivis, aboya à ce moment-là : à nouveau, il regardait vers l'endroit où s'était posté Brian, pourtant invisible. Sa femme et son ami rirent de cette coïncidence, puis ce dernier vint s'asseoir à côté d'elle.
« Pourquoi rester avec lui, alors ? » demanda-t-il. « Il y a plein d'hommes bien plus intéressants ! ». (Son ami était célibataire)
Lorsqu'il entendit, la réponse de sa femme, Brian n'en crut pas ses oreilles. Pour l'argent. Il eut envie de se montrer, de leur crier « Je suis là, j'ai tout entendu ! », mais il n'était même plus sûr qu'ils éprouveraient des remords. Quand il pensait que la maquilleuse avait plaint sa femme en le prenant pour un coureur de jupons ! C'était le monde à l'envers ! À nouveau, il ne voulut rester une seconde de plus dans cette salle, avec ces gens, il ne voulait pas entendre un mot de plus. Il quitta la pièce, et les deux autres étaient bien trop occupés pour remarquer quoi que ce soit. Arrivé dans le couloir, il s'assit par terre, contre le mur.
Il s'en voulut pour sa propre naïveté. Tous ces gens qu'il côtoyait depuis des années ! Comment avait-il pu ne se rendre compte de rien ? Les pires idées lui passèrent par la tête. Pourquoi continuer à vivre dans ce monde où il était détesté si unanimement ? Même si plus personne ne saurait qu'il existait maintenant. D'autant plus que plus personne ne saurait qu'il existait... Il se demanda si quelqu'un l'avait déjà aimé, finalement.
Il fut brusquement tiré de ses pensées : quelque chose d'humide venait de lui toucher le cou. Il tourna la tête et ne put réprimer un sursaut. C'était son labrador qui venait de le lécher. Il devait être sorti du salon en même temps que Brian. Lui, l'avait senti. L'avait reconnu. Lui témoignait encore de l'affection, malgré le fait qu'il l'abandonnait tous les matins devant la porte du garage ! Il n'était peut-être qu'un chien, mais lui au moins aimait son maître.
Brian se leva, et marcha en direction du garage. Il laissa passer l'animal en premier. Il ouvrit la portière de sa voiture, y fit rentrer le chien, puis s'installa à la place du conducteur. Il allait se faire une nouvelle vie, loin de l'indifférence et du mépris qu'on lui portait ici. Contrairement à ce qui s'était passé un peu plus tôt dans la matinée, la voiture démarra du premier coup, comme pour lui apporter son "soutien". La voiture sortit du garage, et ni sa femme ni aucun de ses anciens "amis" ne surent jamais ce qu'il était advenu de Brian Aliase.



FIN

# Posté le lundi 20 octobre 2008 07:24

Petits liens comme ça en passant...

Bonjour chez vous,

Une fois n'est pas coutume, je vais me permettre de poster un article ne comportant aucune "création" de moi. Quoi, vous entends-je, vous offusquer, il rompt déjà ses promesses ?! Il a déjà besoin de nous raconter sa vie ?! Non, rassurez-vous, ce n'est pas vraiment ça non plus. En fait il s'agit juste de quelques liens que j'aimerais vous faire partager, des fois qu'ils intéressent quelqu'un.

Alors commençons tout de suite par celui-ci. Il s'agit d'un forum que j'ai créé avec un ami, quasiment un an ago, déjà. Ce forum, au doux nom de Fan de BO (on n'avait vraiment pas d'idées, ni l'un ni l'autre), porte vous l'aurez compris sur les bandes originales de films, soundtracks pour les plus anglicistes parmi vous, dont je suis un grand amateur. Malheureusement ce forum n'a jamais décollé faute de membre, ou plutôt de membre qui s'expriment. Donc si vous êtes intéressés par les BOF (pour Bandes Originales de Films, pas si vous êtes un éternel indécis -ce que je suis par ailleurs aussi mais là n'est pas la question), ou par le cinéma en général -parce qu'en pleine recherche de membres on a un peu élargi notre champ de man½uvre- n'hésitez pas à vous y inscrire et surtout à y poster des messages, si possible intéressants et constructifs parce que c'est ce qui est le mieux sur un forum. Merci d'avance.

Sinon, je me permets de faire un peu de pub pour un site et surtout son forum, sur lequel je ne suis qu'un simple membre mais que j'aime beaucoup, qui est géré par une équipe dynamique et tout ce qu'il y a de sympathique. Ce site s'appelle Le Temple Ewok, et vous l'aurez peut-être deviné c'est un site sur la saga Star Wars, dont je suis fan, parmi tant d'autres défauts. Pour une raison que j'ignore, le forum (lien direct vers le forum ici) de ce site qui a fêté ses trois ans il y a quelques mois, a perdu la quasi-totalité de ses membres au cours de l'été, donc en recherche des nouveaux pour rendre ses discussions à nouveau intéressantes. (parce qu'à 4 c'est bien mais on a vite fait le tour quand même). Donc là encore n'hésitez pas à vous y exprimer.

Enfin, je me devais de faire un peu de pub à une série TV ce coup-ci, mais pas une série TV que tout le monde connaît et regarde. Déjà, elle est diffusée sur Arte, et co-produite entre autres par le Centre Pompidou. Ensuite, c'est une série de documentaires sur le Design, d'où le nom de la série : série DESIGN. Visiblement je ne suis pas le seul à manquer d'imagination pour trouver des titres. Cette série, qui existe depuis près de 10 ans, est composée d'épisodes de 26 minutes, portant chacun sur un objet design. Les objets en question sont très très variés : une cafetière (la cafetière Conica), un aspirateur (le Hoover 150), un stylo (le Bic Cristal), des voitures (la DS 19 et la Fiat 500), etc... Et bien, figurez-vous que cette série est actuellement diffusée sur Arte, le dimanche à 20h15 ! (attention il y aura un gros trou début decembre) Vous pouvez trouver le calendrier des épisodes sur le site d'Arte. Je vous recommande donc chaudement cette série, en particulier les épisodes réalisés par Danielle Schirman, qui est une réalisatrice tout ce qu'il y a de plus sympathique, et qui a tendance à toujours réussir ses épisodes. Voilà j'espère qu'elle lira ceci, c'est toujours bon à prendre :D

Pour finir, je vous redonne le lien vers ma page sur dailymotion, mais au moment où j'écris ces lignes vous n'y trouverez rien de bien subjuguant j'ai bien peur... mais bon, là aussi ça pourrait évoluer plus ou moins prochainement... (suspens suspens...).

Voilà qui clôt cette première série de liens. Je vous remercie de votre attention, j'espère que cette petite liste en aura inspiré certains histoire que je me sois pas coltiné tout ça pour rien, et je vous souhaite une bonne nuit parce qu'il se fait tard et que j'ai cours demain ! À bientôt !

# Posté le lundi 20 octobre 2008 19:04